Furent ensuite utilisés des vessies de chèvres ou des dispositifs faits de toile de lin, destinés soit à la contraception soit à la protection contre les maladies dites « vénériennes ». Les Romains, eux, utilisaient habituellement des préservatifs fabriqués à base d’intestins ou de vessies d’animaux.
Une forme de préservatif a même été recensée dans les peintures ornant la grotte de Lascaux, laquelle montre un homme et une femme faisant l’amour, le sexe de l’homme étant protégé dans une sorte d’étui. En Asie, les Chinois, autour du Xe siècle, utilisaient du papier de soie huilé et les Japonais, eux, avaient pour habitude d’utiliser des dispositifs conçus à partir d’écailles de tortues.
Les
préservatifs ont connu une avancée scientifique grâce aux travaux de Gabriel
Fallope, savant italien du XVIe siècle, qui a conçu des protections de tissu
léger sur mesure afin de protéger les hommes de la syphilis. Il a ainsi mené
une étude portant sur pas moins de 1100 hommes, et a ainsi démontré qu’aucun
de ceux ayant utilisé le préservatif n’a contracté la syphilis.
En France, Louis XIV aurait lui aussi utilisé les
préservatifs, malgré une
loi interdisant d’en vendre ou d’en posséder (le détenteur ou le revendeur
de préservatifs était passible d’une peine d’emprisonnement).
Le véritable ancêtre du préservatif en Europe est né au XVIIIe siècle aux Pays-Bas,
à Utrecht, où, à la faveur d’un important rassemblement d’hommes d’état (qui
avait favorisé la concentration d’un grand nombre de prostituées porteuses
de maladies vénériennes), un artisan a eu l’idée de fabriquer un fourreau
protecteur à base de cæcum (partie de l’intestin) de mouton.